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LES CHEMINS DE LA MER
Les chemins sont perdus qui menaient à la mer, nous marchions, traversant les bois de haut lignage, des flambeaux s'allumaient, les marchands de nuages fuyaient sur les chevaux fourbus d'un long hiver. Si fragiles nos pas sur la pente en dévers, les ravins empierrés de vertige et d'orage, les marches de granit où trébuchent des mages enivrés par les chants glacés de l'univers. Là-haut, depuis le col et ses créneaux de brume on voyait l'océan s'éclabousser d'écume et tendre son drap bleu jusqu'au bel horizon. Navires de haut bord à l'étrave insolente, nous ne les verrons plus penchés dans la tourmente, les chemins sont perdus, sans rime ni raison. Nicole Diener-Carton Février 2008 © tous droits de reproduction interdits retour au menu du recueil des poèmes |