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CHEVAUCHEE
Venez, les chevaux noirs aux sabots de lumière, à la robe qui luit dans les miroirs du temps, le berger de l'automne a pris peur, il attend le bruit des galops fous poursuivant la chimère. Manège, beau manège aux montures légères, de pâles cavaliers valsent à contretemps, ils ont capuche grise et drap de pénitents pour s'en aller, yeux clos, vers d'étranges frontières. Ponts de pierre, endormis dans leur reflet tremblant, les grands troupeaux les ont franchis d'un seul élan, les pavés résonnant comme tambours sauvages. Chevauchée aux couleurs du bleu des vents du Nord et du léger carmin qui baigne le vieux port, la voici, qui se perd au souffle des orages. Nicole Diener-Carton Décembre 2007 © tous droits de reproduction interdits retour au menu du recueil des poèmes |