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LE VENT
Où va le vent, pervers et froid, le vent du Nord qui rassemble un à un les grands troupeaux d'images et les brasse, et les mêle aux valses des nuages et les guide jusqu'aux jardins de haute mort. Point ne les reverrai, dérivant près du bord de ces pays ourlés d'écume et de mirages, les jours du bel hiver ont déjà fait naufrage, l'océan les a pris, loin du temps, loin du port. Vent d'oubli, vagabond sur des chemins de sable, gardien du labyrinthe où se perd insondable et précieux, l'écho des sabots de la nuit. Braise de lune et flamme obscure d'une étoile, tout est cendre légère et le vent la dévoile, ô mémoire, ô matin d'enfance qui s'enfuit. Nicole Diener-Carton Septembre 2007 © tous droits de reproduction interdits retour au menu du recueil des poèmes |